L’équipe local du CCFD était au grand complet pour accueillir les quatre-vingts convives dans les locaux du lycée Hélène Boucher. Comme billet d’entrée, chacun tirait au sort un pays. La première épreuve : trouver sur quel continent ce pays se trouvait. Pas évident ! Certains pays sont « entre deux », ni carrément à lest, ni franchement à l’ouest.
Les tables étaient garnies avec des produits du pays ou du continent. Jusque là, ça va. Mais là où le bas blesse, c’est que la variété et la quantité de nourriture étaient en fonction de la « richesse » du pays. Autant vous dire tout de suite que la table de l’Afrique avait beaucoup de monde autour et seulement un bol de riz et quelques fruits pour sustenter la faim.
L’Europe et l’Amérique, c’était la surabondance et peu de monde. En Australie, mieux encore. Ou pire ! Une bouteille de vin par personne !
Comment faire pour que tous mangent à leur faim et que personne ne mange trop et que rien ne soit gaspillé ???
Après un long temps de dialogue, d’échange, de palabre,
de connaissance entre pays, de patience aussi
un partage équitable a fait que personne n’avait de trop et chacun a mangé à sa faim et selon son goût : les jeunes ont trocqué une bouteille de vin contre trois bouteilles de cokacola.
Une fois rassasiés, c’était le temps de l’échange sur le thème d’année : l’accueil de Roms. Vite fait, bien fait ! Les collégiens ont fait un sketch qui résumait la mentalité ambiante. Pas la nôtre ! Celle du tout venant ! Devinez !
Les interventions d’Edith Dewalle et de son mari sur la sensibilisation au problème du soja nous a incités à agir contre l’extension de cette culture hautement industrialisée au détriment et de la terre et des petits paysans en Amérique Latine.
Maguite a résumé rapidement et avec clarté les propos du partenaire de Haïti qui vient de passer une semaine dans le diocèse : ils apprécient notre soutien, notre accompagnement, notre partenariat. Ils n’ont pas besoin de notre soi-disant « charité ».
Que faire après tout cela ? Continuer à nous intéresser, nous informer, agir dans les campagnes d’opinion, monter des projets près de chez soi pour le développement intégral de l’homme, ici et là-bas.
Et comme l’a dit joliment notre partenaire Haïtien :
"On n’oublie pas le premier qui t’a tendu la main pour te mettre debout. » !
